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Le Parc National de l’Ahaggar (OPNA)

mardi 27 septembre 2005, par Faiza

PATRIMOINE CULTUREL

D’une part, l’Ahaggar - et ses contreforts - renferme des sites archéologiques Datant de 600 000 à un million d’années : témoignage des premières manifestations Humaines, ou préhumaines, et fut durant la préhistoire, une des régions à plus forte densité de populations du globe terrestre, théâtre de l’évolution de l’homme, des brassages, des migrations et d’événements marquants de lointaines civilisations venues d’Orient, de la Méditerranée, d’Asie et d’ Afrique. L’existence des dizaine de milliers de gravures et de peintures rupestres - datant jusqu’à douze mille ans BC. -, les grottes, les abris sous roche et les gisements de surface de matériels et d’outillages lithiques le prouvent fortement. Sans oublier les centaines de sites proto-historiques et historiques dont témoignent notamment les monuments funéraires, tumuli ou nécropoles, les inscriptions rupestres, les Ksours ou les cabas, les palmeraies, les lieux de batailles historiques et les grands axes caravaniers et centres d’échanges économiques antiques.

PATRIMOINE NATUREL

D’autre part, l’Ahaggar qui est le plus grand massif montagneux de l’Algérie, situé au cœur du plus grand désert du monde, le Sahara de la Mer Rouge à l’Océan Atlantique -, renferme, depuis plus de trois milliards d’années, un Patrimoine Naturel unique et très dense dans toutes ses composantes géologiques, faunistiques, floristiques et paysagères. Les nombreuses variétés de minéraux et de fossiles marins, végétaux, animaux et humains en attestent. Les multiples espèces animales, prédateurs, proies, carnivores, ruminants, rongeurs, oiseaux, mammifères, reptiles, insectes, invertébrés, vertébrés, aquatiques et terrestres, grégaires ou migratoires, en attestent aussi. Plus de trois cent espèces végétales d’origine méditerranéenne, soudano-égyptienne, saharo-sindienne ou tropicale, endémiques ou espèces reliques, pour la plupart très rares ou uniques, en attestent encore.

FASCINANT VOYAGE

Enfin, les paysages multiformes de l’Ahaggar dépassent trois mille mètres d’altitude - mont Tahat, plus haut sommet algérien, Tazrouk, plus haute daïra et commune algérienne. Regs, plateaux de pierres, et ergs, désert de dunes de sable, champs de lave, volcans démantelés, adrars ou tassilis, témoignent de différents aspects de la terre tout au long des périodes climatiques et à travers les âges géologiques. Fascinant voyage qui nous offre des paysages d’une richesse et d’une beauté naturelle fabuleuse. Ainsi, par sa superficie de quatre cent cinquante mille kilomètres carrés (450 000 m²) et ses spécificités naturelles scientifiques, culturelles et touristiques, le Parc National de l’Ahaggar, situé dans une zone de la biosphère classé hautement prioritaire par les organisations internationales (UNESCO, MAB, UICN...), se trouve être le premier dans le monde et bien sûr, de l’Algérie.

TRADITIONNELLE TERRE D’HOSPITALITE

L’Office, chargé de la gestion d’un tel Parc National, a pour charge prioritaire de mettre en place un vaste dispositif de conservation et de sauvegarde du patrimoine, de promouvoir le développement touristique, un tourisme culturel, un tourisme naturel et l’invitation au voyage, de jeter les bases fondamentales d’une recherche scientifique pluri-disciplinaire dont les perspectives multiples sont assumées par un Centre d’Etude et de Conservation. Le Parc National de l’Ahaggar accueille, chaque année, les deux-tiers du tourisme international en Algérie et un nombre de plus en plus croissant de touristes nationaux. L’Office du Parc National de l’Ahaggar souhaite pouvoir contribuer à vous faire découvrir et aimer encore plus notre beau pays : traditionnelle terre d’hospitalité.

RECOMMANDATIONS

Compte tenu du rayonnement civilisationnel et du caractère universel du patrimoine de l’Ahaggar, source première du mouvement touristique, et pour en garantir la pérénité, L’O.P.N.A recommande à ses visiteurs le respect des sites visités.

Extraits de la réglementation de l’O.P.N.A. (J.O décret n° 87-232 du 03.11.87)

- L’accès, la circulation et les visites sont réglementées à l’intérieur du Parc National de l’Ahaggar.

- Toute visite à l’intérieur du Parc doit s’effectuer avec l’assistance d’un guide de l’Office.

- Toute activité professionnelle, scientifique et audio-visuelle doit être autorisée et faire l’objet d’une convention avec l’O.P.N.A. Les biens culturels et les objets archéologiques sont fragiles et non renouvelables. Leur perte est irréversible.

Sont considérés comme infractions à la législation de protection des monuments et sites :

- tous moulages, surcharges, grattages, graffitis, inscriptions, dessins ;

- tous relevés, sondages ou fouilles ;

- tous ramassages de matériel archéologique ;

- tous détachements, destructions, détériorations ou tentatives de détérioration de sites archéologiques ou historiques ;

- toute détention d’objets archéologiques ou portant témoignage historique (flèches, meules, haches, poteries etc...).

Les espèces animales et végétales ne survivent que grâce à leur adaptation.

Sont considérées comme infractions à la législation de protection du patrimoine naturel :

- toute destruction ou prélèvement de fossiles ;

- toute destruction, arrachage, mutilation ou coupe de végétaux non cultivés et d’arbres ou arbustes ;

- toute capture, par tout moyen, le transport, le colportage, la vente ou l’achat d’animaux non domestiques vivants ou naturalisés ;

- toute chasse avec ou sans armes à feu ; - toute pollution des eaux (sources, gueltas, puits etc...).

Site Cyber sahara - chakib abdessalam

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