Accueil > Vie et projets de l’association > Ceux qui sont partis...

Ceux qui sont partis...

A la conquête du savoir

samedi 21 mai 2005, par Faiza

Quelle est la contribution au développement de leur pays et à la sauvegarde de leur culture des enfants exilés à l’etranger ou qui sont partis au départ poursuivre leurs études à l’etranger (dit chez nous ceux poussées vers lghorba,l’exil), qui trop souvent ne reviennent pas chez eux définitivement car se sentant également en exil dans leur propre pays.

« L’éducation et la connaissance restent une arme de choix, c’est ce qui a permis aux pays dits developpés de devenir riches et puissants. Mais c’est souvent au dépens des autres (pays du Sud)qu’ils exploitent et dont ils volent des richesses, c’est pour cela, que je me refuse à parler d’aide humanitaire, d’aide au dev, ce sont des concepts construits pour se déculpabilser et se sentir supérieur en faisant la charité, on doit apprendre à se prendre en charge, mobiliser nos propres ressources, les plus importantes sont humaines, ceux qui ont la possibiltés de récupérer les techniques, ainsi que des moyens, pour les utiliser à bon escient, faisons le.

Nous autres, ceux de l’éxil, ceux du départ vers le savoir et la connaissance, ou ceux poussés au départ, nous avons une mission, le sacrifice est trop couteux pour que nos peuples n’en bénéficient pas, songeons à une forme de retour de ce que nous avons appris, l’avantage pour ceux qui n’ont pas couper les ponts, bien sur, c’est de pouvoir prendre la distance necessaire pour une vision globale, plus claire de nos sociétés. Sur place, on était souvent confronté à une nevrose collective et avouons le à un manque totale de liberté démocratique.

Pour ce qui est de la zone qui nous a interpellé qu’est le Sahara et ses populations, pour avoir créer cette association iman tamedourt nomade, il faut que nous tous on se mobilise autour de projets visant à améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants à tamanrasset, la situation étant ce qu’elle est avec son lot de maladies et d’orphelins, d’enfants abandonnés, C’est pour cela qu’il faut associer le geste à la parole, c’est bien de témoigner encore faut t-il faire quelque chose. Observer, receuillir des infos et étudier le terrain, connaitre les composantes sociales, politiques et économiques afin de pouvoir mener des actions concertées et efficaces est un point essentiel.

Mettre la connaissance des mécanismes sociaux, des représentations sociales, des échanges entre les communautés au service d’une action concrête visant à apporter une amélioration des conditions de vie, des moyens de prévention..c’est un long cheminement.. Ne pas se dire impuissant ou sombrer dans l’indifférence, parler de la survie d’un peuple, de l’affirmation de son existence, c’est d’abord lui permettre de vivre dans la dignité. Il faut démarrer à partir du constat réel, fut-il triste pour reconstruire ce qui peut l’être encore. Les femmes et les enfants sont l’avenir de ce peuple Touareg et de tout les peuples. Arrêtons la nostalgie d’un passé glorieux, soyons lucides et avancons, aucun Etat n’est là pour prétendre sauver un peuple marginalisé de l’agonie ou de ses détracteurs, les chefs manipulent et utilisent pendant qu’ils affament et tuent. Ce qui fera notre force c’est la solidarité, celles des hommes, celles des peuples, celle de ces communautés qui partagent un quotidien de malheur et qui ont l’espoir de vivre mieux.

Chacun doit apporter sa voute et il faut mobiliser les acteurs locaux en premier, et nationaux , sensibiliser les organismes internationaux, encourager les associations locales et internationales. La notre vient à peine d’être crée, le temps de prendre ses marques et de mobiliser des énergies et aussi des fonds, y réfléchir, donner des pistes d’actions, c’est déja commencer un peu à agir. »

Messages

  • Suite à un débat portant sur cette question, des éléments ont étés soulevé lors d’un forum touareg groupe ; Voici des extraits :

    Wandey AG AHMED a écrit :

    Chers frères, soeurs et ami(e)s

    Dans le contexte actuel, où on parle d’un "monde
    multipolaire", je trouve personnellement qu’il n’a
    jamais été aussi "bipolaire" avec d’un côté les
    "riches" et de l’autre les "pauvres".
    Ne voulant pas trop developper le sujet pour permettre
    une lecture et des réactions rapides, je voulais juste
    avoir vos avis sur la question des ONG et de l’aide
    humanitaire en général au Mali et au Niger (des
    visions plus globales sont tout aussi bienvenues).
    Quand on fait les calculs des budgets totaux apportés
    dans nos deux pays et qu’on compare avec les résultats
    on se demande réellement quels sont les apport réels
    et surtout quels conséquences cela peut avoir sur nos
    sociétés.
    Merci de compléter également la question si vous
    trouvez cela utile.

    AG AHMED Wandey

    La question du rôle des ONG dans le develloppemnt des pays non pas pauvre mais exploités et pillés est une vrai problématique , car elles sont souvent le prolongemnt d’un sentiment ethnocentriste , déculpabilisant qui donne l’illusion d’offrir de l’aide humanitaire à des personnes en souffrance et deshumanisées.
    Certaines ONG au Niger concernant le domaine écologique ont fait plus de mal que de bien avec des forages qui puisent dans les nappes phréatiques et qui réduisent les ressources en eau ( Bourgeot 1995 : 506), aggravant ainsi la sécheresse, il en ait de même pour l’élevage intensif qui puisent anarchiquemnt dans des pâturages déja rares.

    Je pense réellement qu’avant de prétendre mener des actions surtout en milieu saharien et sahélien et n’importe tout ailleurs, il faut déja avoir une connaissance approfondie des sociétés locales, de leur fonctionnemnt, de leur gestion des resssources naturelles, les touregs faisaient payer un impot à celui qui coupait un arbre , ou qui puisait dans un jeune pâturage destiner à laisser. Il y’avait une réglementation trés stricte de la chasse également ( H Claudot 1986).

    Le nomade pour survivre a appris à respecter la nature , à la gérer d’une manière raisonable, les technocrates , disant le monde dit dévelloppé n’a aucune leçon a donner pour ce qui du respect de l’environnemnt, ou des ressources naturelles, ces derniers ont bousillé le monde et veulent en contaminer d’autres qui jusqu’alors ne présentaient pas un intêret particulier, il faut se mobiliser pour protéger ce patrimoine , celui des hommes et de la nature, du desert qui a repoussé jusqu’a maintenant les convoitises, qui a demeuré le lieu de la mystique et de la poèsie, s’il devient un champ de pétrole, c’est la catastrophe car ils continueront à n’avoir aucun respect pour les populations autochtones, à la rigueur ils en feront des reserves, comme pour les indiens.

    Voilà ce que j’en pense, il n’ya pas d’aide humanitaire qui ne soient intéressées , surtout des grandes puissances qui sont là tjs que pour leurs interets et leurs propre survie.

    Il faut que les personnes se trouvant partout dans le monde ; ayant de réels idées généreuses optent d’abord pour la rencontre de l’autre, l’autre nous apporte autant si ce n’est plus qu’on peut lui apporter, le monde occidental est désenchanté, il cherche à se ressourcer spirituellement aussi , mais il y’ a bcp de mauvaises conscience, et là je dit il faut être prudent.

    L’aide humanitaire a mon sens est plus un assistanat qu’une aide réel, comme le dit si bien ce proverbe tout simple, au lieu de me donner du poisson apprend moi à pêcher.
    Propos de faiza

    "Jacqueline.Dupuis" <Jacqueline.Dupuis@univ-st-etienne.fr> wrote :
    Depuis 30 ans que je "fréquente" l’Afrique, le problèmes des ONG est récurrent, utile, inutile et pervers. Je n’oublierai jamais que ce sont les 800 (oui, 800...) ONG qui travaillaient en Afghanistan qui ont fait monter les prix des loyers et des services sur Kaboul, alors que les réfugiés des campagnes ne pouvaient plus se loger...
    Je n’oublie pas non plus que les ONg sont à l’origine de la création de puits, d’envois de matériel, de soutien aux populations ...etc dans des problématiques très précises, et c’est bien aussi et toujours ca de pris.
    Moi je crois plus à l’action locale style micro-crédits, qui tient bien plus compte à partir de l’intérieur des besoins locaux.Finalisation financière d’un état des lieux, qui oblige à une dimension participative du village ou du groupe.J’ai trop vu des gens très dignes me demander des "objets", des "actions" d’aide à l’emporte-pièce qui sont à court terme et qui sont une goutte d’eau dans une mare, et qui me rendent, aujourd’hui encore -et même de plus en plus- mal à l’aise...
    Merci de ta question, Wandey, et amitiés à tous.

Un message, un commentaire ?

Site en travaux

Site en travaux

Attention : un problème technique (serveur SQL) empêche l’accès à cette partie du site. Merci de votre compréhension.